SPECTACLES et CRÉATIONS (autres)

© Photo Guy Delahaye
“D’un buisson de ronces” Hommage aux poète et traducteur Armand Robin
Armand Robin à l’âge de 17 ans. Photo prise lors d’un mariage à Mur de Bretagne.
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CONCERTS:
- Barcelone: “Auditorum”


- Carthage: Musée attenant à la Cathédrale où eut lieu le concert.

- Théâtre du Rond Point
“A Paris”
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Yann Fanch Kemener. Le Japon à portée de voix Début octobre, le chanteur Yann Fanch Kemener faisait pour la première fois le voyage jusqu’au Japon. Invité à participer à un congrès d’études celtiques, il a animé une série de conférences autour du chant breton. Ce séjour pétri de rencontres ne s’inscrira pas comme une simple parenthèse dans la mémoire de l’artiste. Tréméven (29), le lundi 4 novembre. A l’entrée du home breton de Yann Fanch, les bagages et l’harmonium monté sur son diable patientent au son d’une musique traditionnelle japonaise. Un intérêt réel Le Japon, il en rêvait depuis longtemps. « J’avais goûté à la culture japonaise à travers la lecture de Mishima ou Inoue », raconte Yann Fanch Kemener. Lorsqu’il y a deux ans, lors d’un concert de chants des pays celtiques organisé à Galway (Irlande), il rencontre Yoko, une jeune étudiante japonaise qui prépare une thèse sur la linguistique à Rennes, Yann Fanch Kemener était loin d’imaginer l’intérêt porté à la Bretagne par les Asiatiques. Coïncidences japonaises Sainte Cécile, la patronne des musiciens, accompagnait-elle le chanteur au cours de ses pérégrinations ? Grâce à un jeune pianiste japonais que le hasard a placé à côté de lui dans l’avion, il a pu assister à un cours sur la cérémonie du thé. Au-delà, c’est une future collaboration artistique qui s’envisage. Marina Kerbiquet - Conférence au congrès interceltique de Kyoto en 2002
Entre l’Asie et le départ vers la Haute-Normandie, à peine trois jours se sont écoulés. « L’atterrissage est rude après quinze jours d’émerveillement », sourit le chanteur.
« Il n’existe pas de chaire consacrée à l’étude de la Bretagne proprement dite, indique le chanteur, mais des groupes de chercheurs spécialisés dans plusieurs disciplines universitaires se penchent régulièrement sur la question et se réunissent une fois par an en congrès. » C’est à l’un de ces congrès que le directeur de thèse de Yoko, ethnologue et sociologue, a invité Yann Fanch Kemener.
Chargé d’exposer les spécificités du chant en centre-Bretagne, l’artiste a travaillé pendant un an sur la base de ses « Carnets de route », publiés en 1996. « A l’exigence documentaire s’est ajoutée celle de la traduction, précise Yann Fanch Kemener, un travail de longue haleine mais passionnant, mené avec Yoko et son professeur M. Hara ».
Illustrée par des enregistrements de ses collectages, des cartes ou par ses propres chants, la conférence a été présentée à Tokyo, Kyoto et à Kagoshima, le port par lequel les Jésuites sont entrés au Japon en 1549 pour convertir la population. L’occasion de visites et de rencontres plus surprenantes les unes que les autres.
A Tokyo, un journaliste a engagé son interview en ces termes : « Cela fait trente ans que je vous attends ! » Trente ans qu’il collectionne les disques et les parutions le concernant ! « Je n’en revenais pas ! » sourit Yann Fanch.
A la clé de cette rencontre, des contacts, des personnes susceptibles d’accueillir des concerts et même prêtes à s’investir dans la diffusion de ses disques. Autant de nouvelles relations qui, avec le temps, mettront le Japon à portée de la voix Yann Fanch Kemener.
Le Telegramme 07/11/2002



