Archive for the ‘Presse’ Category

La biche et le roi des saumons

novembre 18, 2009

La biche et le roi des saumons – Morlaix – lundi 16 novembre 2009

Captiver l’auditoire est un don naturel chez Yann-Fañch Kemener et Jean-Pierre Mathias, sans doute inné.

Le duo Yann-Fañch Kemener et Jean-Pierre Mathias était sans doute un des meilleurs moments de la Charrette aux merveilles, festival qui s’est achevé dimanche. Le premier donne a capella des gwerzioù vibrantes dont il a le secret ou chante en français sur le bourdon de son harmonium. Le second raconte une histoire qu’il a vécue un jour de promenade dans la vallée ensorcelée, en guise de « biscuit d’introduction ».

Puis c’est une conversation à deux voix qu’entend le public de la Renaissance, transformée samedi en salle de cabaret.

Les mélodies de Yann-Fañch Kemener, douces ou envoûtantes, illustrent les contes de Bretagne ou d’Irlande dans lesquels Jean-Pierre Mathias plonge la tête la première, au point de s’y perdre parfois en emmenant le public avec lui.

Conte ou réalité, il mêle habilement les deux. Non loin de là, dans les lacs, sous la terre ou dans les cieux, les biches parlent, les chasseurs se transforment en Col-vert, les vieilles « qui savent » se prennent pour Pégase et les saumons font des bulles plus belles que dans n’importe quel dessin animé.

Ouest France

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Eh oui; c’est bientôt l’été !

août 6, 2009

C’était à Lorient

Tuchant O France 6-08-09

Semaine bien remplie-Sarzeau – Quimper

juillet 26, 2009

Ouest France 25.07.2009 Tuchantle-journal-des-plages-juillet-20091

Le télégramme 03.07.09 – Eliane Faucon-Dumont

juillet 4, 2009

Cet été encore sera chargé pour Yann Fañch Kemener. Depuis bientôt dix ans, le chanteur se produit en compagnie du violoncelliste Aldo Ripoche. Pour fêter ce fructueux anniversaire, le duo a prévu une tournée qui le conduira dans plusieurs chapelles de Bretagne.

Le 24 juillet, aux les Jardins de l’Evêché, à l’invitation du Festival de Cornouaille, Florence Rouillard, clavecin, Ruth Weber, altiste et violoniste baroque, rejoindront le chanteur et son violoncelliste.  L’ensemble présentera Tuchant e erruo an hañv, un spectacle aux couleurs du baroque mâtiné de musiques du pays vannetais. Le 4 août, les spectateurs du Festival Interceltique de Lorient, retrouveront tous ces interprètes dans la même production.

Hommage à Louise Ebrel

Le 25 juillet, toujours au Festival de Cornouaille, Yann Fañch Kemener rendra, en compagnie d’un grand nombre de musiciens, un vibrant hommage à Louise Ebrel.

Des contes, un projet

Plusieurs soirées (dont le 27 à Ploemeur), seront dévolues aux contes. Là, le chanteur unira sa voix à celle d’Alain Le Goff et tous deux embarqueront le public pour un voyage au long cours.

Yann Fañch Kemener travaille également à un nouveau spectacle qui verra, le jour en novembre. Sa musique prendra, à cette occasion des couleurs nouvelles. En effet,  clarinette basse, violoncelle, violon et guitare l’accompagneront.

Chateaubriand, Rennes, seront d’autres étapes qui permettront d’entendre Yann Fañch Kemener dans d’autres programmes.

Le Breton

Infatigable, toujours un projet en tête, Yann Fañch Kemener a eut, il y a peu, l’idée de proposer chaque semaine, sur Internet, une où deux phrases simples en langue bretonne. « Mon blog est assez bien consulté, c’est donc qu’il intéresse les bretons de par le monde. Je me suis dit qu’en proposant, quelques phrases et leur traduction sur le net, je pouvais sensibiliser des internautes et les inciter à apprendre cette langue. Je choisi, chaque semaine, une expression comportant du vocabulaire de base. Ma proposition semble bien accueillie, j’ai pas mal de retour positifs ».

Par ailleurs, Yann Fañch Kemener continue à collecter des airs, des proverbes qui enrichiront un prochain ouvrage. On sait aussi qu’un CD est en gestation. Décidemment, l’artiste est plus fécond que jamais.

Eliane Faucon-Dumont – Le télégramme 03.07.09

AR MEN Mars-Avril 2009

mars 4, 2009

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Tuchant erruo an hañv / Bientôt l’été

janvier 14, 2009

Kemener, Ripoche, Rouillard, Ruth

Tuchant e erruo an hañv / Bientôt l’été

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BRAVOS

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Bientôt l’été ! “Tuchant e erruo an hañv”, dixit en vernaculaire extrême occidental. 

Après le petit Jésus en culottes de velours paysan des hivernaux “Nedeleg” (i.e. “Noëls”) parus conjointement (voir TM122), la lente marche vers le soleil se veut foisonnante. A l’excès parfois d’un trop plein de notes et de voix qui oublie le silence de la respiration nécessaire de l’oreille. Mais le baroque choisi depuis longtemps déjà par la juste et fructueuse alliance Kemener-Ripoche, pour rendre au chant bas-breton sa culturelle nature polyphonique est aussi à ce prix. Ainsi, l’ajout du clavecin de Florence Rouillard et du violon de Ruth Weber participent-ils de la gracieuse symphonie présente. Tuilage des répons, basses obstinées, ornementation fournie, canevas serré, pour un répertoire profane choisi où le simple lyrique devient parangon d’existence. La langue est savoureuse, les cordes enlevées par un geste léger, et les ors du clavecin brillent de feux confortables. Le chant du peuple tient sa juste et naturelle place dans la musique des cours. Et cour des grands méritée pour réputées petites gens… Pas de danse menuettement menée, et pas de plus dans une quête qui n’a plus l’émoi de la nouveauté, mais qui s’installe dans la chaleur des fruits mûrs à cueillir et savourer.

J.J. Boidron

AR MEN – Janv 2009

janvier 1, 2009

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NEDELEG LAOUEN  » ‘rog ar Bloavezh mat ! « 

décembre 23, 2008

Pub Buda-Noel-OuestFrance

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Si je savais voler

novembre 22, 2008

Article de Franck Tenaille à paraître dans le Trad Magazine de ce mois

 

YANN-FANCH KEMENER / RENAT SETTE

 

« SI JE SAVAIS VOLER » : UN PACS MUSICAL OCCITANO-BRETON.

 

Fruit d’une résidence commandée par le Chantier (Centre de création des musiques du monde situé à Correns, Var), la création Si je savais voler, pour ses deux premières scènes à L’Estivada de Rodez et au Festival de polyphonies de Calvi a suscité un bel enthousiasme. En ouverture d’une tournée et en prévision d’un disque à paraître chez Buda Records, rencontre avec les protagonistes de cette légitime réussite.

 

C’est un spectacle physique avec des voix, des anches, une pierre que l’on martèle, des pieds qui tapent le sol. C’est un spectacle tout en contrastes avec sa micro-dramaturgie jouant les pleins et les déliés de deux univers, le breton et l’occitan. C’est un spectacle très visuel régi par un jeu de va-et-vient entre deux chanteurs, le Breton Yann-Fanch Kemener, le Provençal Renat Sette, et deux musiciens, les Languedociens Laurent Audemard (responsable d’un formidable travail d’arrangement, clarinettes, hautbois languedocien) et son complice François Fava (saxophones). Façon de dire que lorsqu’une résidence mérite cette appellation, on n’est plus dans un vague « bœuf » musical mais bien dans un objet sonore inédit, fruit d’une intention forte, et d’une complexe transmutation de corpus, de langues, de modes, et dans le cas présent hybridation de personnalités et de leurs bagages culturels.

 

Trad Mag : Comment vous êtes-vous impliqués dans cette création ?

Yann-Fanch Kemener : Lorsque cette proposition de résidence m’a été faite par Françoise Dastrevigne, la directrice du Chantier à Correns, j’ai trouvé l’idée fort intéressante parce qu’elle allait me faire découvrir un univers que je ne connaissais pas puisque j’en étais resté à des « classiques » de la musique occitane comme le groupe Mont-Joïa, ce qui datait un peu. J’étais donc enthousiaste lorsque j’ai rencontré René Sette à Hyères. Mais après coup, j’ai eu la crainte de participer à une espèce de collage. D’où l’intérêt de ce travail qui a fait du lien entre des entités musicales fortes et leur a donné fois à la fois du corps et de la distance. Tout cela dans un travail de finesse au niveau des arrangements de Laurent Audemard.

René Sette : C’est d’abord la rencontre de deux personnalités du chant « profond », capables de chanter en solo des monodies. On avait déjà une ressemblance des répertoires et de la façon de l’interpréter. Existait donc l’envie de croiser ces deux possibilités pour voir ce que cela donnait.

Laurent Audemard : Il est important d’aller voir les gens chez eux. Yann nous a fait visiter son pays, ses églises, etc… Après tu parles d’une musique reliée à la vie de tous les jours. Ce n’est pas une création dégagée de ses contextes. J’ai ainsi écouté tous les enregistrements de Renat ou ceux de Yann depuis ses débuts jusqu’à ses expériences avec Didier Squiban ou Dan Ar Braz. J’ai analysé dans quels types de créations ils s’étaient impliqués. Ce qui m’a permis de retrouver des textes et des mélodies travaillées différemment, qu’il s’agisse d’un duo ou de quinze musiciens. J’ai pu constater par exemple que Yann conservait des choses très précises dans son duo avec le violoncelliste Aldo Ripoche. En l’occurrence ce qui lui fallait pour chanter. Voilà pourquoi il faut prendre beaucoup de temps pour comprendre un système musical avant de se demander si l’on peut ou pas changer l’harmonie, la rythmique, faire apparaître différemment la mélodie.

Trad Mag : Comment ce travail collectif s’est-il affirmé ?

J.F.K : A partir du moment où nous nous sommes rencontrés en Bretagne et que nous avons commencé à écouter des sons, des timbres, s’est posée la question des tonalités, des modes. Sans que chacun ne perde ce qui lui était essentiel. Par exemple pour moi, la prosodie, la rime, cette musique de la langue qui fait que j’évolue dans une dimension très libre alors que Laurent dans son travail d’écriture avait à faire avec des codes, des choses très carrées, précises. Ainsi, il nous a fallu inventer un langage pour pouvoir articuler tout cela.

Trad Mag : Une fois le périmètre défini comment s’est précisé le répertoire?

R.S: Nous avions beaucoup de matériaux. Pour ma part, des recueils de collectages du XIXe siècle, de Damase Arbaud, mais aussi issu de mon propre travail de terrain. Pour Yann, il en était de même. Quant aux thèmes, ils pouvaient chasser depuis des chants de la terre jusqu’au populaire religieux. Dès lors, comment trouver une thématique qui ne nous enferme pas trop et à la fois qui ne soit pas trop large afin d’éviter le patchwork ? On a décidé de cibler l’idée du voyage, du passage. Se ièu sabiàu volar (Si je savais voler), le premier morceau, dessine bien l’imaginaire entre la Bretagne et l’Occitanie et celui de la rencontre. Mais dans Lo Presonier (Le prisonnier), inspiré d’un texte anonyme retrouvé dans la prison de Forcalquier, l’espace-temps n’est plus le même. De même dans La Fialosa (La fileuse), on voit le temps qui passe à travers les fils de couleurs, depuis le blanc de la naissance jusqu’au noir qui fera le linceul.

Y.F.K : Nous sommes partis sur une idée d’équilibre entre les imaginaires occitan et breton y compris dans le déroulé du concert. Certains chants étaient évidents comme Lei bofets (Les soufflets), un air de carnaval qu’on retrouvait dans les deux régions. Ou encore la litanie des nombres qu’on retrouve en Bretagne dans Gousperou ar raned (Les vêpres des grenouilles) et en Provence dans Lei nombres. Mais nous avons choisi aussi des textes contemporains comme les poèmes de Jean-Yves Royer.

Trad Mag : Quelle philosophie a présidé aux arrangements ?

R.S : Tout en laissant la place aux instruments, nous souhaitions des arrangements qui conservent les couleurs spécifiques à notre chant. C’est ce travail de précision de Laurent Audemard et de François Fava qui a permis que cela fonctionne. C’est toute la différence entre l’aïoli et la macédoine !

L.A : Certains morceaux sont peu arrangés. Ainsi pour la suite de danses plinn on a conservé le kan ha diskan, voix-hautbois. Pour les basses, j’avais donné un canevas et j’ai laissé François improviser sur les parties d’accompagnements. Ainsi il pouvait développer sa propre « histoire » à partir de certains points d’appui. C’est à la fois des choix et des libertés…

Trad Mag : Quels exemples de ces transmutations ?

F.F : Sur Duc’hont ‘ar ar mane  il y a un intro instrumentale durant laquelle on déstructure le morceau, partant de cellules rythmiques qui n’ont rien à voir entre elles et l’on arrive au démarrage du chant. A ce moment-là, Yann envoie la vraie rythmique et nous revenons dessus. On procède avec deux basses (clarinette basse et sax-baryton), ce qui n’est pas du tout habituel, et l’on travaille sur des riffs de basse au début. Puis, il y a un passage durant lequel les chanteurs dansent et nous jouons la mélodie. Ensuite, les chanteurs reviennent a cappella, nous revenons Laurent et moi sur des ambiances harmoniques, les chanteurs assumant la rythmique et, au final, l’on retrouve le début. Nous avons donc inventé tout un trajet qui n’est plus le hanter dro du fest-noz qui se doit de porter la danse. Pour autant notre arrangement permet de danser. Seulement on a changé les points de vue…

Trad Mag : Comment s’est fait le travail d’ajustage ?

R.S : Ce qui m’a étonné, c’est le travail de Laurent Audemard qui analyse tout en profondeur, met à plat, écoute les tonalités, écrit, propose des trames. Il décortique tellement les pièces musicales qu’il retrouve la mélodie originelle alors que nous, parfois à force de les répéter, on en perd un peu le sens. Il arrive ainsi à optimiser les possibilités et voir comment les choses peuvent se marier. Ce fut du velours pour nous !

Y.F.K : Nous interprétons un très beau chant de fileuses dont la métaphore évoque des fils de couleur. Le travail d’arrangement est à cette image. On passe du diaphane au minéral avec la bombarde qui sonne. C’est après qu’on s’en rend compte. J’ai déjà travaillé avec des gens du jazz ou du free-jazz, mais je ne me sentais pas autant dans mon élément. C’est passionnant de travailler avec des instrumentistes qui sont aussi à l’écoute. C’est une autoroute !

Trad Mag : Quels problèmes avec à la langue ?

R.S :  J’ai l’habitude de m’adapter à des langues méditerranéennes. Ainsi en Italie, il m’est arrivé de chanter en calabrais ou en piémontais. Idem pour le castillan, le catalan des langues maghrébines. Je suis habitué à travailler avec des Méditerranéens. Là franchement, la langue bretonne j’en connaissais très peu et j’appréhendais. Ceci dit, on fonctionne par clin d’œil. Ainsi pour Maria Madalena qu’on chante à deux, j’avais envie de m’impliquer dans le breton et ce n’était pas gagné d’avance. Je dis toujours que c’était plus facile pour Yann à cause de l’usage du français. Lui dit que non car il a avec le provençal des histoires de toniques (rire).

Y.F.K :  Le provençal c’est très complexe ! Il ne s’agit pas seulement d’un travail d’oreille. Chanter en provençal ce n’est pas prononcer les sons plus ou moins fermés. C’est aller au plus profond d’une culture, de l’Autre. Sans parler de rythmiques auxquelles, nous bretons, nous ne sommes pas habitués. En outre, j’ai l’habitude de travailler avec un clavier ou des cordes, alors qu’il s’agit cette fois de sax, de clarinettes, de hautbois. Ce qui nous contraint à être dans une respiration commune.

Trad Mag : La mise en espace de vos imaginaires suscite en définitive quelque chose de très visuel, latin d’un côté d’un côté, plus celte et introverti de l’autre.   

R.S : Cette démarche expressive vient du fait que nous faisons du one-man-show. C’est assez gestuel mais, pour ma part, je mets le frein parce qu’il faut faire un équilibre à quatre (rire !) et qu’il y a aussi une expression physique des instruments.

Trad Mag : Ce spectacle déroule un filigrane assez métaphysique.

R.S : Une chanson, c’est comme un caillou que tu mets à côté d’un autre pour faire un mur qui dégagera une force. Nous avons la chance d’avoir des chants simples qui souvent véhiculent un message, une réflexion par rapport à la vie, la mort, l’humain. Ainsi nous donnons des clefs. Certaines des chansons que nous avons choisies, comme Le Caladeur, sont effectivement d’une grande profondeur.

Trad Mag : Cette création représente en fait un an d’apprivoisement mutuel.

L.A : Quand l’idée fut mise sur pied, on a pris sur nous de se rencontrer en Bretagne ou dans le Sud, de faire connaissance. Quand on a démarré à Correns et qu’on a vu les arrangements écrits, ce fut vertigineux. Depuis on n’a fait que nourrir ce travail, le sophistiquer, lui donner des prolongements. C’est un investissement intense, mais pour le chanteur aussi il faut un temps de maturation.

Propos recueillis par Frank Tenaille.

(Interviews volontairement réalisés séparément).

 

(*) Si je savais voler/ Une production du Chantier (Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles et du monde). Fort Gibron, BP 4-83570 Correns

Tel : 04.94.59.56.40

http://www.le-chantier.com

 

Encart :

 

VENDANGE POETIQUE

 

En 2008, Max Rouquette (1908-2005), le grand écrivain occitan, aurait eu cent ans. Dans le cadre des nombreuses initiatives en Occitanie qui saluent sa trajectoire et son œuvre, une création, Rasims de lune (Raisins de lune), a été présentée fin juin à l’Opéra Comédie de Montpellier réunissant des musiciens, les voix des Manufactures verbales et, en récitant, Roland Pécout. C’est aussi à Laurent Audemard qu’avait été demandée la mise en musique des poèmes et proses de l’auteur de Vert Paradis. Une vraie gageure puisque cette création prévue pour octobre fut avancée de quatre mois pour coïncider avec Total Festum (rendez-vous décentralisé de la culture d’Oc dans tout le Languedoc-Roussillon par la Région). Ce qui a contraint le leader du groupe Une Anche Passe à un travail de composition à marche forcée, lequel, s’immergeant dans l’œuvre poétique de Max Rouquette, choisira dix-neuf textes avant de travailler partitions avec ses complices grâce à l’aide d’Internet. Un pari réussi qui mériterait à présent que cette création, tout à fait fidèle à la dimension animiste de l’homme d’Argelliers, puisse être reprise ailleurs.

F.T

 

(*) Avec Laurent Audemard (clarinettes, hautbois languedocien, François Fava et Henri Donnadieu (saxophones), Guillaume Séguron (contrebasse), Denis Fournier (percussion), Les Manufactures verbale (quatuor vocal), Roland Pécout (récitant). Création soutenue par le Languedoc Roussillon. Contacts : Amistats Max Rouquette, Chantal Gimenez : 06.82.01.11.36 / Laurent Audemard : 06 10 77 61 15

Franck Tenaille

Presse CD – Le télégramme

octobre 27, 2008

Voix et violoncelle au Musée

septembre 6, 2008

Voix et violoncelle au Musée

 

Dans le cadre de l’exposition « Ar Seiz Breur » l’Association des amis du Musée et de l’Ecomusée Bretagne-Bintinais organisait, samedi au Musée de Bretagne, 181 concert pour illustrer « Les sources populaires des compositeurs Seiz Breur . A la voix Yann-Fanch Kemener, au violoncelle Aldo RIPOCHE.

 

Salle pleine pour écouter, samedi au Musée de Bretagne, le duo voix violoncelle avec Yann-Fanch Kemener et Aldo Ripoche. Les deux musiciens proposent un nouveau regard sur le patrimoine musical issu des recherches effectuées par les compositeurs du groupe « Ar Seiz Breur». Cantiques, chants populaires, complaintes, le public part en promenade le long des landes, au cœur des légendes, des superstitions et des sentiments. Yann-Fanch Kemener a cette voix, toujours en émotion, entre pudeur et force. Le regard droit, il amène ses mélodies avec cette grande humilité qui touche tant.

Une voix qui prend le temps, avec ce léger vacillement avant les sons, puis cette ampleur qui vient du ventre, qui force le respect. Il accompagne avec la main, parfois, pour mieux dire. Ses pieds battent le sol pour une danse plinn ou une ridée du pays de Vannes. Tout près, Aldo Ripoche a de longues respirations

 

Sur un violoncelle baroque qui fait des merveilles.

Étonnantes rythmiques, pizzicati fougueux, longues tenues d’archet, les deux hommes sont en symbiose, conduisant tour à tour le jeu en duo. On assiste au tissage de liens étranges entre les timbres rauques ou plus clairs, l’ambiance est là, magnifique et sensible. Le chanteur se fait « contou » pour dire la cité d’Ys engloutie par les flots. On est entré, pour un soir, dans un univers recréé où tradition et création jouent à cache -cache. L’une puisant dans la richesse de l’autre, indéfiniment, pour se confondre complètement.

 

Marie DELES.

 

12 / 12 /2000 Ouest france

BOUILLON – Suite

avril 25, 2008

Samedi 12 avril, j’ai eu la chance d’assister à une superbe soirée.

A l’Archéoscope de Bouillon (dans les Ardennes belges) ils avaient eu l’excellente idée d’inviter Yann-Fanch Kemener pour un concert.

Oui, Yann-Fanch Kemener, un des plus grands chanteurs Bretons, était venu faire un tour en Belgique.

Je le connaissais déjà grâce à deux cd enregistrés avec le pianiste Didier Squiban et à sa participation dans l’Héritage des Celtes.

Samedi soir, ce fut encore bien plus intense !

En première partie, l’Académie de Bouillon présentait une classe de jeunes guitaristes qui virent jouer une dizaines de morceaux issus du répertoire celtique.

Ballades irlandaises, danses de Bretagne, mélodies écossaises, tout fut bien interprété par une douzaine de guitaristes en herbe.
Une belle manière de rendre hommage à l’invité du jour qui apprécia leur prestation.

Attablé comme dans un café-théâtre, le public était venu remplir la jolie salle de l’Archéoscope.

Une ambiance feutrée où dominaient les tons de bruns et de rouge qui évoquaient d’avantage l’automne que le printemps.

Aldo Ripoche monta sur scène avec son violoncelle puis Yann-Fanch arriva en souriant.

Yann-Fanch Kemener salua le public en annonçant qu’il allait chanter en Breton.

Si vous ne comprenez pas, dit-il, n’hésitez pas à vous adresser à un de vos voisins qui lui le comprend.

Le ton était lancé !

Et il en allait être ainsi durant tout le spectacle car en plus de l’humour, Yann-Fanch dialogue et entretient une grande complicité avec le public jusqu’à la fin.

Il démarre avec une danse bretonne, l’an dro « Ker-Pondi ».

Dès les premières mesures, on peut admirer sa voix remarquable et la façon dont il marque le rythme avec des mouvements du bras et du pied.

J’étais très curieux d’entendre l’accompagnement du violoncelle.

J’avais un apriori car dans mon esprit, cet instrument classique a peu de relief et a des sonorités plutôt tristes.
j’ai très vite changé d’avis.

Aldo Ripoche est un musicien extra-ordinaire.

Bien que de formation classique, il a une manière de jouer à la fois très personnelle et débridée.

Il parvient à tirer des sons incroyables de son instrument qu’il tient en équilibre entre ses jambes.

Il manie son archet de façon très énergique et balance son intrument dans tous les sens.

Dans les morceaux rythmés, il joue également en pizzicato (en pinçant les cordes et sans archet) imitant ainsi la contre-basse.
j’ai donc été très surpris par le registre de cet instrument dont la profondeur convient parfaitement aux complaintes mais qui est également capable de très bien marquer le rythme.

Par sa voix très agréable, Yann-Fanch Kemener nous touche en alternant les chants à danser et les chansons plus graves.

Même si on ne comprend pas, on est envoûté par la chaleur des mots, par l’harmonie des notes et la beauté des arrangements.

Yann-Fanch nous présente aussi le contexte de chaque titre.

Et parfois, il récite des poèmes (comme ce magnifique texte de Xavier Grall) ou bien va jusqu’à nous raconter des contes ou des récits comme celui consacré à St.Yves.

Alternant ainsi les plages en Breton et en Français.

Et le concert se déroule comme un film où le public est captivé par cette voix magique, par cette langue bretonne qu’il finit par apprivoiser, par le jeu formidable de ce violon…celte.

« Kanet Berjelennig » (chantez bergère) sur un rythme d’ hanter-dro succède à de superbes mélodies comme « Me zo ganet e kreiz ar mor » (je suis né ou milieu de la mer) ou Keris (la cité d’Ys).

Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises.

Dans la dernière partie du spectacle, Yann-Fanch s’assied pour interpréter une série de « dans plinn ». Et « danse » est bien le mot qui convient puisque tout en chantant son kan ha diskan, il marque le rythme en martelant le sol avec ses pieds.

Du grand art, car cela nécessite une belle coordination.

Aldo Ripoche lui répond en utilisant toutes les resources de son violoncelle.

Un très grand moment de musique bretonne !

Des applaudissements nourris d’un public à la fois conquis et émerveillé par tant de talent et de simplicité.

Je suis convaincu que les gens qui ne connaissaient pas Yann-Fanch (c’était le cas des amis qui m’accompagnaient) ont vraiment été très heureux de cette découverte.

A la fin du spectacle, Yann-Fanch salua le public et retourna tanquillement à la table de ses amis.

De nombreux fans virent le saluer et échanger quelques mots avec lui.

Nous sommes restés encore un moment à notre place afin d’un peu prolonger ce moment de musique et de poésie.

Une soirée à la fois envoûtante et magique.

Prolongement :

En quittant, la salle, j’avais déploré avoir oublié d’emporter mon appareil photo pour le concert.

Il se fait que mes amis de Bouillon sont liés avec un des organisateurs qui lui-même est un ami de Yann-Fanch.

Comme Yann-Fanch et Aldo logeaient chez lui, il me proposa de lui demander si je pouvais aller le photographier le lendemain matin.

Et le lendemain, il nous téléphona pour nous dire que Yann-Fanch voulait bien nous recevoir !

J’ai donc eu la grande chance de pouvoir le rencontrer.

Au delà de la photo, Yann-Fanch nous a reçu avec beaucoup de gentillesse.

Nous étions là pour dix minutes mais nous sommes finalement restés une heure !

Intarissable, érudit, philosophe, Yann-Fanch est quelqu’un de très intéressant à écouter.

Passionné par la Tradition, tout ce qui touche à la Bretagne EST sa vie.

A la fois enseignant, écrivain, chanteur il a toujours été plongé dans la musique traditionnelle.

Sa grand-mère déjà était chanteuse, sa mère  et d’autres membres de sa famille aussi.

Yann-Fanch Kemener a utilisé cet héritage non seulement en s’initiant au chant, au kan ha diskan ou à la danse ; il a aussi effectué de nombreux collectages auprès des anciens.

Tous ces collectages (qui datent depuis de nombreuses années en Bretagne) ont permis  de sauvgarder un patrimoine très riche qui sans cela serait tombé dans l’oubli.

Yann-Fanch et les autres, grâce à leur travail d’artisans on contribué à rendre vivante cette langue et cette musique.

Sans concession, sans sacrifier à des formes plus commerciales.

Comme disait Yann-Fanch, la chanson traditionnelle  se chantait autrefois à capella.

Il est sans cesse en recherche de nouveaux arrangements pour sa musique, de nouvelles possibilités d’interprétation.

Il nous a parlé de ses derniers disques : « An Dorn » (la main) en duo avec Aldo et « Dialogues » avec en plus du violoncelle, le piano  de Florence Pavie.
Deux nouveaux cd seront bientôt enregistrés en 2008.

Des tournées à l’étranger (y compris au Mexique !) et bien sûr en France.

Bref de nombreux projets pour cet homme qui avoue manquer de temps pour tout faire et qui déplore que les artistes Bretons soient si mal distribués.

Nous avons pris congé en le remerciant encore de nous avoir accordé de son temps.
Lui et Aldo (également très sympa) dédicacèrent nos cd.

Le souvenir de cette rencontre restera pour moi un moment unique et rare.
Yann-Fanch Kemener, à la fois un très grand artiste et un homme de qualité.

Kanit,kanit berjelennig, kar me gav’ bra ho ton

O no reital ma’ ho klevan, rejouisa ma c’halon…  

Jean-François Laschet

Et Vive l’Âne … Pensée hautement philosophique

janvier 31, 2008

Une merveilleuse réflexion – des plus scientifique ! 

Le 6 juin 2000 – par BAUDOUIN ESCHAPASSE

Dans un dîner mondain, un ingénieur spécialiste des nouvelles technologies discute avec un haut fonctionnaire du Commissariat au plan. 
L’ingénieur : « Connaissez-vous la raison pour laquelle l’écartement des rails de chemins de fer américains est exactement de 4 pieds et 8,5 pouces. »

Le fonctionnaire : « Non, mais j’ai dans l’idée que vous n’allez pas tarder à me le dire. » 


L’ingénieur : « L’explication est toute simple. Parce que les chemins de fer américains ont été 
construits par des ingénieurs britanniques. » 


Le fonctionnaire : « J’aurais dû m’en douter. Cela leur permettait ainsi d’importer directement des locomotives et des wagons d’Angleterre… Mais pourquoi donc les Britanniques ont-ils choisi cet espacement pour leurs propres machines ? » 


L’ingénieur : « Parce que les premières lignes de chemins de fer furent construites sur le même 
modèle que les tramways… dont l’espacement reprenait exactement celui des chariots et des diligences. » 


Le fonctionnaire : « Mais encore ? Cela ne m’explique toujours pas pourquoi les chariots utilisaient un tel écartement… »

L’ingénieur : « Pour le comprendre, il faut se rappeler que les routes d’Europe avaient, au siècle passé, des ornières et qu’un espacement différent aurait causé la rupture de l’essieu du chariot. » 


Le fonctionnaire : « J’en conclus que, si vous me dites pourquoi ces routes présentaient des ornières ainsi espacées, j’aurai le fin mot de l’histoire… » 


L’ingénieur : « Pas tout à fait. Car une fois que je vous aurai raconté que cet espacement est un héritage de l’Empire romain, dont l’armée avait standardisé la taille de ses chariots pour permettre à deux chevaux ou à deux ânes de marcher côte à côte sans se gêner, vous ne connaîtrez qu’un petit bout de mon histoire ! » 


Le fonctionnaire : « Pourquoi donc ? Je trouve cela assez formidable de savoir que l’espacement des rails américains s’explique parce que, deux mille ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension de l’arrière-train d’ânes. » 


L’ingénieur : « Peut-être. Puis-je néanmoins vous poser une deuxième question ? Aimez-vous l’astronautique » 


Le fonctionnaire : « Oui. Je rêvais même d’être pilote d’avion lorsque j’étais enfant. Mais quel rapport avec nos chariots romains ? »

L’ingénieur : « C’est très simple. Quand vous regardez la navette spatiale américaine sur son pas de tir, vous avez sans doute déjà remarqué les deux réservoirs additionnels attachés au réservoir principal. » 


Le fonctionnaire : « Bien sûr. Et alors ? » 


L’ingénieur : « Ces réservoirs ont une largeur de 4 pieds et 8,5 pouces ! » 


Le fonctionnaire : « Quelle coïncidence… » 


L’ingénieur : « Vous n’y êtes pas. Thiokol, la société qui fabrique ces réservoirs, possède une usine dans l’Utah. La ligne de chemin de fer qui relie cette usine et Cap Canaveral emprunte un tunnel sous les montagnes Rocheuses. Et c’est précisément pour permettre aux réservoirs de passer dans ce tunnel que les ingénieurs ont adapté leur taille à celle des rails. » 


Le fonctionnaire : « Amusant en effet ! » 


L’ingénieur : « Ne trouvez-vous pas incroyable que la conception du moyen de transport le plus avancé au monde ait dépendu de la largeur de la croupe d’un âne ? » 


Le fonctionnaire : « Je trouve cela stupéfiant. » 


L’ingénieur : « Eh bien, les normes de votre bureaucratie sont à peu près constituées de la même manière. Vous ne vous êtes jamais demandé quel âne était à l’origine de la plupart d’entre elles ? »

 

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©  photo:Y F Kemener 

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